Vers un espace suisse de la formation

Publié le par Sébastien Leprat

1 septembre 2005

Les radicaux s’engagent pour l’harmonisation aux niveaux scolaire et universitaire

Le 27 août passé, les radicaux se sont réunis à Genève afin de discuter du projet de révision constitutionnelle sur la formation. Ce texte sera débattu au début du mois d’octobre aux chambres fédérales.

A Berne comme dans les cantons, les élus radicaux sont en première ligne. Cette révision apporte des réponses réelles aux problèmes concrets des parents, des élèves, des étudiants et du corps professoral. En matière de formation, les appétits politiques sont voraces. Avec ce projet, la gamelle est pleine !

Les radicaux en première ligne

Plusieurs acteurs radicaux clefs de ce projet étaient présents à Genève. Parmi eux se trouvaient notamment le conseiller d’Etat Hans Ulrich Stöckling (SG), en qualité Président de la conférence des directeurs de l’instruction publique et le conseiller national Johannes Randegger (BS), en qualité de Président de la sous-commission chargée d’élaborer ce projet au Parlement fédéral et la conseillère aux Etats Christiane Langenberger (VD), en qualité de Présidente de la commission de la formation et de la recherche de la haute chambre. Avec acharnement, ils ont tous trois travaillé afin de présenter au parlement, puis au peuple, un compromis équilibré entre les cantons et la Confédération.

 Un projet adapté

Le projet est ambitieux. Il concerne l’école obligatoire, comme la formation délivrée à l’université ou dans les hautes écoles. Au départ conçue en termes très généraux, cette révision s’est amélioré au fil du travail engagé en commission parlementaire. Dorénavant, la révision ne se borne plus à régler les relations budgétaires entre les cantons et la Confédération. Des objectifs précis d’harmonisation sont édictés. En ce qui concerne l’école primaire et secondaire, les cantons devront s’entendre afin de régler l‘âge du début de la scolarité, la durée et les objectifs des niveaux d‘enseignement et le passage de l‘un à l‘autre, ainsi que la reconnaissance des diplômes. Si les cantons échouent dans leurs efforts de coordination, la Confédération pourra alors légiférer. Ces quelques dispositions simples permettront à l’avenir de faciliter la vie des 5000 familles qui changent de canton chaque année. Au niveau de la formation supérieure, le modèle de coordination proposé différencie clairement le pilotage et la coordination entre les écoles. Une séparation plus nette des niveaux stratégiques et opérationnels sera ainsi atteinte. La formation supérieure bénéficiera donc enfin d’instruments de conduite adéquats, préalables indispensables afin de s’adapter aux exigences de la société du savoir.

Des appétits voraces, une gamelle pleine

Le devenir de l’école fascine. Les opinions sont multiples. Selon l’hebdo (édition du 20 janvier), 73%des romands souhaitent une école unifiée. Pour le citoyen l’école est donc au centre de toutes les préoccupations. Elle serait le principal creuset d’intégration, l’antichambre de la productivité, la garante de notre cohésion nationale, la gardienne du plurilinguisme (…). Dans le débat scolaire, les appétits sont voraces. Avec l’actuel projet fédéral, la gamelle est néanmoins pleine. Le compromis réalisé explore les limites du fédéralisme d’exécution. Il tutoie la susceptibilité des cantons. Charger la barque, avec par exemple le sempiternel débat sur les langues nationales, pourrait être fatal.

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Publié dans politics

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