Le front manichéen

Publié le par Sébastien Leprat

Le 11 novembre passé, dans le canton de Vaud, la gauche a réussi à emporter les deux sièges au Conseil des Etats. Auréolée d’une très nette victoire, elle ponctuait ainsi une bataille livrée au nom de la défense des grands principes républicains.

A cette même date, à quelques encablures du château, la France rendait hommage aux victimes de la première guerre mondiale. De l’autre coté du lac, des milliers de citoyens se sont recueillis afin d’honorer la mémoire de personnes qui ont payé de leur sang l’amour de la patrie. Dans tout l’hexagone, des centaines de discours saluaient les actes de bravoure engagés par d’authentiques acteurs d’un véritable front républicain.

Imaginons l’espace d’un instant la réaction d’un français dont la famille a été meurtrie par la guerre et qui est allé dimanche passé se recueillir sur la tombe de ses héroïques aînés. Qu’a-t-il pensé face aux excès de langage commis sur les ondes de la TSR ? Quelle fût sa réaction lorsque journalistes et élus de gauche parlaient de concert de la victoire d’un front républicain afin de commenter l’échec de la droite gouvernementale suisse ?

Assurément, la bataille des mots sort grande perdante de ces élections. En revanche, une fois de plus, Manès a triomphé. L’opposition morale du bien et du mal s’est à nouveau illustrée. Dimanche passé, à défaut d’un front républicain, c’est en fait un front manichéen s’est imposé.

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Publié dans politics

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