Politique d'intégration: victoire radicale

Publié le par Sébastien Leprat

Suite à une intervention du parti radical, le Conseil des Etats, vient de décider la création d’une loi fédérale sur l’intégration. Après les congrès de Berthoud en janvier 06 et de Morat d’août passé, le parti radical passe donc de la parole aux actes.

Les délégués présents lors de ces assemblées consacrées à la Suisse de l’ouverture se souviennent sans doute des discussions animées qu’ils avaient eu l’occasion de stimuler. Désormais, ils peuvent se réjouir de voir leurs décisions inscrites dans les objectifs du Parlement fédéral.

 

 

Première étape d’un long chemin qui devrait nous permettre d’engager une réflexion moderne sur la politique d’intégration, la décision de la haute Chambre exercera une influence importante lors de a prochaine législature. Dans ce domaine, le travail de redéfinition des positions du parti radical a débuté en janvier 06, avec l’adoption d’un document qui décrivait les quatre piliers d’une politique migratoire adaptée aux défis actuels. Depuis lors, le PRD axe toute sa politique vers la libre circulation des personnes provenant de l’Union Européenne, tout en plaidant en faveur d’une politique active d’intégration des ressortissants de pays non membres de l’UE. Six mois après les décisions prises à Berthoud, à l’occasion d’un Congrès qui s’est déroulé à Morat, l’Assemblée des délégués du PRDS a précisé la logique qu’elle entendait appliquer pour la mise en œuvre d’une politique d’intégration conséquente. Conscients qu’une démocratie libérale repose nécessairement sur des règles qui déterminent les droits et les obligations des citoyens, le PRD a plaidé en faveur d’une loi fédérale qui s’articulera autour d’une règle simple : « encourager et exiger ». Encourager par exemple l’intégration au marché du travail mais exiger en retour un niveau linguistique minimum sans lequel toute intégration est vouée à l’échec. Encourager par exemple la liberté d’expression et de croyance mais exiger en retour le respect des lois (…). Suite à cette décision de l’Assemblée souveraine du PRD, la direction du parti suisse a imposé le sujet lors des entretiens de Watteville du mois d’octobre passé. Opposé à l’idée d’une loi fédérale, le Conseil fédéral a refusé la proposition radicale tout en promettant un rapport sur la politique d’intégration. Ce dernier est actuellement en préparation du coté département de justice et de police. Chassé par la porte, le parti radical est revenu par la fenêtre : grâce à l’action du député au Conseil des Etats Fritz Schiesser (GL), le Parlement pourrait bien se pencher sur un projet de loi fédérale sur l’intégration. Le PRD avance donc dans la mise en œuvre de sa stratégie. Désormais, la balle est dans le camp du Conseil national. Prochaine épisode au mois de juin prochain.

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La décision du Conseil des Etats récompense la persévérance des radicaux  et  la crédibilité de leur discours dans un domaine important et sensible. Les questions liées à l\\\'intégration des étrangers, demandeurs d\\\'asile ou établis régulièrement, ressortissants des pays de l\\\' est ou de pays non membres de l\\\'UE, ont, jusqu\\\'ici, été abandonnés aux exploitations politiciennes, en particulier de l\\\'UDC. "encourager et exiger": voilà enfin un discours responsable et cohérent.Une loi fédérale sur l\\\'intégration viendra soutenir les efforts entrepris par les cantons et les communes en la matière, selon un concept global et indiscutable. De quoi renforcer la  cohésion interne, indispensable pour affronter les nombreux défis de ce siècle.Bravo donc à notre député Fritz Schiesser, qui a su convaincre le Conseil des Etats!  A nos prochains élus au Conseil National de continuer le travail.  Ali Benouari,candidat au Conseil NationalPRD Genève
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