L'engagement partisan, le meilleur chemin vers le Parlement

Publié le par Sébastien Leprat

Cette semaine, un livre intitulé „Wahlkampf in der Schweiz“ (campagne électorale en Suisse) livre quelques précieux conseils aux candidats qui se préparent pour les élections fédérales d’octobre 07. Si les auteurs de cet ouvrage recommandent de se constituer un « trésor de guerre », ils livrent également un hommage appuyé aux candidats qui font le pari de l’engagement partisan. Au sein du parti radical, nombreux sont ceux qui mouillent la chemise. En octobre prochain, certains d’entre eux poursuivront sans doute leur passion.

La préparation d’une campagne électorale est un exercice exigeant. La présentation sur la toile, que ce soit sous la forme d’une page personnelle ou d’un « blog », est désormais une figure imposée. D’autre part, indépendamment des actions de campagne et de l’argent investi, la reconnaissance des qualités politiques ne se décrète pas, elle se mérite. Accéder au privilège d’être interrogé par les médias ou obtenir son portrait dans les pages d’un grand quotidien masque souvent un travail de fond considérable.

 

Dans la famille radicale, il existe beaucoup de personnalités qui, en marge de leurs études ou à coté de leurs activités professionnelles, trouvent le temps de s’adonner aux plaisirs de la politique. Avant même d’être élues sous la coupole fédérale, certaines d’entre elles sont déjà reconnues au niveau national. En déployant une énergie hors du commun et un patient travail de conviction, elles font le pari déterminé de l’engagement partisan. Ainsi, elles arrivent à faire entendre leurs voix dans le débat public. Tout au long de ces dernières années, une relève radicale importante s’est ainsi formée avec succès aux joutes politiques. Pêle-mêle, et pour ne citer que ceux qui ne siègent pas encore à berne, on retiendra par exemple Pierre Maudet ou Hugues Hiltpold à Genève, Damien Cottier ou Raphaël Comte à Neuchâtel, Olivier Feller ou Christelle Luisier dans le canton de Vaud, Charly Haenni ou Claudine Esseiva à Fribourg, Jean-François Kohler ou Jacques Gerber dans le Jura ou bien encore Albert Bétrisey ou Lise Delaloye en Valais. Parmi les radicaux romands, d’autres personnalités extérieures au microcosme bernois s’invitent toujours plus dans le débat public. On pense notamment au dynamisme d’un Gilles Meystre ou d’une Marlène Bérard en ville de Lausanne, à la fraicheur et la détermination d’une Shohreh Zarei-Haller ou d’un Simon Brandt au bout du lac, ou bien encore aux jeunes talents fribourgeois incarnés par exemple par Yann Grandjean ou Julien Chavaz. Toutes ces personnes s’investissent sans compter, se lancent dans les débats par amour pour la politique. Sans excessives arrière-pensées de carrières personnelles, animées par la simple passion du débat d’idées, elles privilégient l’engagement partisan, le meilleur chemin vers le Parlement…

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Publié dans politics

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