La démocratie monopolisée
15 septembre 2005
Quand les sondeurs jouent les censeurs
Systématiquement démenti par les analyses post-votation, l’institut de sondage gfs, poursuit une stratégie politique de désinformation. Les partis qui gagnent constituent la cible privilégiée de ce nouveau maître.
Lors des dernières votations, l’institut de sondage gfs, dirigée par une personnalité dont l’appartenance au PS est de notoriété publique, a affirmé à plusieurs reprises que les électeurs radicaux ne suivaient pas les mots d’ordre de leurs assemblées des délégués. Dix jours avant les votations, au sommet de la vague médiatique, gfs s’appuie sur un semblant de crédibilité scientifique afin de placer les radicaux dans le camp des perdants.
L’analyse vox démontre systématiquement le contraire. Ce fut notamment le cas lors de la dernière votation sur l’accord de Schengen/Dublin. Dans la dernière ligne droite, une semaine avant la votation, Gfs annonçait un effondrement du vote radical en faveur de l’accord. Aux dires de gfs, seuls 51% des électeurs radicaux étaient en faveur de cet accord. Un mois plus tard, l’analyse vox indiquait un vote radical massif de 79% en faveur de Schengen/Dublin… Comprenne qui pourra !
Protégé par une position quasi- monopolistique, l’institut gfs continue à produire de médiocres prévisions. A quelques jours de la votation cruciale du 25 septembre, gfs annonce un effritement de l’électorat radical. Le OUI massif exprimé à tous les niveaux de décision du parti radical ne semble pas perturber cet institut dans sa stratégie de désinformation.
A n’en pas douter, une concurrence plus vive garantirait la diversité des opinions, démasquerait les tentatives de politisation et enrichirait le débat démocratique.