Le non de la récession

Publié le par Sébastien Leprat

23 juin 2005

La campagne pour l’extension de la libre circulation aux dix nouveaux membres de l’union européenne est lancée. Pour la Suisse, cet accord est primordial. Pour un pays qui gagne un franc sur deux à l’étranger, le maintien de bonnes relations économiques avec les autres Etats est vital.

En premier lieu, nous pourrons consolider les relations avec nos voisins. Comme le démontre une récente étude de l’université de Saint Gall, les flux migratoires ont principalement lieu entre pays limitrophes. Etonnement, cette étude démontre que la Suisse ne comptera que 0,75 de résidents provenant de l’Europe centrale ou de l’est. L’extension de la libre circulation aux dix nouveaux pays membres de l’UE est donc en premier lieu la confirmation du premier volet d’accords bilatéraux conclu avec l’UE, soit avec les quinze Etats membres de l’époque. Rappelons qu’un échec le 25 septembre provoquera une remise en question de la libre circulation des citoyens provenant des autres pays membres de l’UE, Allemands, Italiens, Autrichiens et Français en tête. En mai 2000, 67,2% des citoyens helvètes acceptait la libre circulation, au mois de septembre, ils pourront donc transformer l’essai. La triste réalité démographique helvète (moins de 1,5 enfants par femme) fait planer sur nos têtes le risque dune récession durable. D’autre part, au-delà du problème démographique, le développement de relations avec des pays qui développent 5 à 6% de croissance tombe sous le sens. Les actuelles plaisanteries hautaines sur les maçons polonais qui viendraient casser le marché suisse de la construction pourraient bien à l’avenir se retourner contre nous. En cas de victoire du non, le spectre du plombier suisse charrié à Varsovie planera sur nos têtes…

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Publié dans politics

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